Impression avec sécheur (heatset)

Ce mode de séchage, encore appelé « séchage heatset », combine le séchage par infiltration et le séchage par évaporation. Les solvants volatils contenus dans le véhicule de ces encres « heatset » sont partiellement absorbés par le support (10 à 20 % des solvants), la majeure partie (80-90 %) étant évaporée lors du passage dans le four sous une circulation d’air chaud de 100 à 200 °C.

Les sécheurs à air chaud utilisent du gaz (butane, propane, gaz naturel ou GPL) ou du fioul pour fournir de l’air dans plusieurs caissons successifs. Les sous-produits du séchage (solvants) sont extraits et plus ou moins bien éliminés selon l’ancienneté de l’équipement pour ne pas être rejetés dans l’atmosphère. Cette étape d’épuration peut se faire par l’intermédiaire d’épurateurs catalytiques ou thermiques.

Les équipements récents proposent des solutions intégrant le séchage et l’épuration thermique récupérative ou régénérative.

La quantité de chaleur et donc d’énergie nécessaire au séchage du support imprimé dépend de la nature du support et surtout de sa porosité qui définit sa part d’absorption, mais aussi de son grammage et de son taux d’humidité. Elle dépend également de la quantité de solution de mouillage déposée sur le support lors de l’impression. L’efficacité du sécheur dépend quant à lui de ses caractéristiques techniques et du gaz utilisé (celui-ci est majoritairement du gaz de ville, mais certaines imprimeries n’y ayant pas accès, le gaz est alors du propane, butane ou GPL, stocké dans des cuves). En effet, du fait que la capacité calorifique du gaz varie, l’efficacité du sécheur varie également.

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