Courage ! : choisissez le papier journal

Alors que l’industrie papetière est l’une des cinq activités industrielles qui consomme le plus d’énergie au monde. Le processus de fabrication du papier recyclé consomme 2 fois moins d’énergie, et près de 6 fois moins d’eau.

Pour produire une tonne de papier il faut : 3.5 tonnes d’arbres, 16 MWh et 60 m3 d’eau

Pour une tonne de papier recyclé à 100% et non blanchi, il faut : 0 arbres, 8 MWh, 10 m3 d’eau.

Il est ainsi facile de s’apercevoir que le processus de recyclage est économe. Car le papier récupéré demande beaucoup moins d’énergie et d’eau qu’il n’en faut au bois pour redevenir de la pâte à papier.

Si le processus est moins gourmand en ressources, les papiers récupérés sont souvent imprimés. L’encre doit alors être séparée de la pâte, afin de retrouver un peu plus de blancheur. Voilà donc la raison de la couleur brune du papier recyclé. Et c’est sur cette étape du process de fabrication, qui produit les boues de désencrages que les détracteurs du papier recyclé montent au créneau, prétextant une pollution plus importante, même si aujourd’hui leur élimination est réglementée. La blancheur d’un papier recyclé La clarté d’un papier recyclé est donc due d’une part à la qualité du vieux papier utilisé pour sa fabrication, et d’autre part aux procédés techniques utilisés lors de sa préparation. Des variations apparaissent par exemple dans le mélange de fibres (nombre d’étapes de désencrage) ou dans le type d’éclaircissants optiques utilisés.

On distingue ainsi plusieurs types de papier recyclé selon le niveau d’apprêtement et le niveau de blancheur et par conséquent selon le coût énergétique croissant nécessaire à sa production :

Numero unLe papier le plus écologique est :

Le papier journal 100% recyclé non-blanchi, il est d’une blancheur de 58 /60 environ. Le grammage peut-être de 40/42/45 ou 49 g.

C’est le papier journal utilisé par les quotidiens, les hebdomadaires. Il est gris mais ses utilisateurs savent que le contenu est plus important que le support. Ce sont des professionnels qui savent choisir un support moins valorisant.

Très écologique car il est ni-désencré ou désencré avec des procédés doux, mais pas blanchi. C’est la première génération des papiers recyclés.

Au même niveau de qualité environnemental, il est admis de positionner le papier journal standard contenant une part de pâte mécanique. Les traitements actuels de ces pâtes sont réalisés à l’aide de réactifs non chlorés, les peroxydes ou l’hydrosulfite de sodium. Le principe consiste à modifier les groupements chromophores de la lignine permettant l’éclaircissement de la pâte. Mais ce procédé est réversible sous l’action de la lumière, ce qui cause le jaunissement des papiers par exemple celui des journaux.

Le second papier à disposition des vrais communicants éco-responsables est :

Le papier journal amélioré, d’un grammage compris entre 49 et 60g, sa blancheur d’un indice maximum de 80 est améliorée par des procédés doux à base de H2O2 (peroxyde d’hydrogène), d’oxygène ou d’ozone.

C’est le papier qui convient parfaitement à une communication éco-responsable et apporte un rendu qualitatif parfaitement à la hauteur du moment qu’il est utilisé sur des équipements d’impression adaptés qui sont les rotatives sans-sécheur.

Pour cette catégorie de papier, il existe aussi des références contenant un mixe de pâte mécanique.

Ensuite viennent les papiers couchés appelés communément « papiers glacés ».

Ces papiers ne peuvent être imprimés que sur des équipements avec sécheurs, consommateurs d’énergie et responsables de rejets dans l’atmosphère.

La fabrication de ces papiers est plus longue parce que la feuille de papier produite est égouttée, pressée à chaud, lissée et séchée. Un procédée plus ou moins long selon l’embellissement recherché. L’impact environnemental sera d’autant plus élevé que le grammage, la blancheur et l’opacité seront recherchés. Communicants, regardez le papier que vous avez choisis et réfléchissez.

La consommation d’énergie est considérablement plus élevée, comme la consommation d’eau et de matières minérales, d’adjuvants, d’agents, de colorants et les traitements pour en améliorer la blancheur, le lissage, réduire la transparence et lui donner un aspect brillant ou mat.

Les pires contiennent des produits chimiques comme le dioxyde de titane (TiO2 Ti), les ajouts d’agents bleuissant ou d’azurants optiques nécessaires à atteindre des niveaux de blancheur élevés.

Les papiers à pâte chimique sont évidemment les plus utilisés et les moins recommandables. Le blanchiment de ces papiers est plus complexe car il faut dissoudre la lignine résiduelle. Le blanchiment consiste à mélanger la pâte dans un « mixeur » avec le réactif choisi puis à le faire réagir dans une tour de blanchiment. Après réaction, on extrait les jus de blanchiment et la pâte est lavée puis filtrée. Les réactifs utilisés sont de nos jours le chlore gazeux, l’hypochlorite de soude (l’eau de javel), le dioxyde de chlore, le peroxyde d’hydrogène (l’eau oxygénée), l’oxygène et l’ozone.

Cette étape reste la plus polluante dans la fabrication du papier et les progrès réalisés dans ce domaine ces dernières années sont considérables vis-à-vis de l’environnement. Il n’en est pas moins que cela reste un point sensible puisque le blanchiment de 450 g de pâte kraft écrue issus d’1kg de bois donnent 420 g de pâte blanchie et 30 g d’effluents chlorés que l’on ne peut pas brûler car ils contiennent des chlorures. Ils sont alors traités en station d’épuration.

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