La disparition du plastique est déjà en route dans la presse.

Le plastique va disparaitre du secteur de la presse

La loi Anti-Gaspillage et Economie Circulaire (AGEC) prévoit l’interdiction des films plastiques type « blister » qui enveloppent les envois de presse et imprimés (journaux, magazines, publicités…) dès 2022.

Pour répondre à ces exigences et trouver des solutions pour ses clients, Citeo soutient l’innovation pour accompagner plusieurs projets et éditeurs de presse dans leur transition et trouver des alternatives aux blisters en plastique. 

Zoom sur ces initiatives qui vont permettre aux éditeurs de « tourner la page » du film plastique !

1 | Une étiquette autocollante comme support adresse

Riccobono imprimeurs à développé en exclusivité pour le secteur de la presse imprimé sur rotatives sans sécheur un procédé éco-responsable qui repose tout simplement sur la pose d’une étiquette autocollante type Post’it sur le journal.

routage à découvert – étiquette – Riccobono imprimeurs

Cette étiquette comporte toutes les données nécessaires à la poste, elle est apposée en sortie de rotative et l’abonné l’enlève à réception sans abimer son journal.

2 | L’utilisation de papier comme emballage
C’est la solution retenue par le Groupe Bayard et le Courrier de l’Ouest
Le magazine YOUPI a été envoyé sous enveloppe papier sur trois numéros consécutifs. Ce format innovant a obtenu un taux de satisfaction record de 98%, avec plus de 2 500 retours positifs envoyés sur la boite mail de la rédaction.
Le Courrier de l’Ouest, du groupe SIPA Ouest France, est envoyé sous pli papier depuis le 20 octobre à ses 5 000 abonnés postés. Cette solution sera généralisée à l’ensemble des titres du groupe Ouest France d’ici mars 2021. Ce seront alors 30 000 abonnés qui recevront quotidiennement leur journal dans cet emballage en papier.
3 | La suppression totale du film plastique
Lors de l’envoi du n°543 de son magazine « Dossier Familial » , le Groupe Uni médiasa procédé à un envoi du magazine à découvert, avec l’adresse de l’abonné directement indiquée sur la 4e de couverture. Ce test, effectué en collaboration avec Citeo, a été envoyé à 50 000 abonnés, choisis parmi les plus fidèles. L’absence de film plastique a été très bien perçue par les lecteurs.
4 | Un film de routage transparent et thermoscellant  en fibre de cellulose
Lancé en 2017, « e-Bliss » est un projet de R&D dirigé et financé par Citeo, en partenariat avec le Centre Technique du Papier (CTP). Le projet de Citeo et du CTP a débouché sur la création d’un nouveau film de routage transparent et thermoscellant conçu en fibre de cellulose et donc parfaitement recyclable dans la filière papier.

Grenoble toujours pas éco-responsable.

En fait, c’est beaucoup trop contraignant d’être éco-responsable. Alors la ville de Grenoble qui se positionne comme l’une des villes les plus préoccupées par l’environnement ne change rien au processus d’impression de son magazine.

Le cahier des charges vient d’être publié pour le 3 ans à venir.

La colle est toujours dans le cahier des charges. Cette colle qui est un perturbateur du recyclage du papier. IL FAUT LA SUPPRIMER.

Le processus d’impression est cette fois précisé mais comme il n’est pas question de changer de comportement, il est précisé que « La Ville souhaite que le prestataire retenu lui propose des techniques d’impression et de finition respectueuses de l’environnement (séchage avec faible consommation d’énergie). » Engagement tout à fait minimaliste. Pour un maire écologiste, un engagement réel aurait été souhaitable.

Il reste le papier : « papier : il doit être composé à 100% de fibres recyclées, être labellisé EUFlower (homologuant les produits et services les plus respectueux de l’environnement), et être labellisé PEFC (contribuant à la gestion durable des forêts). »

Impression waterless et environnement.

Innovation : Le procédé prépresse est sans chimie et fonctionne en circuit fermé ce qui limite la consommation d’eau.

Calage rapide : Avant d’exécuter votre travail, la rotative doit être préparée et calibrée. L’impression sans eau permet d’ajuster la densité d’encre optimale plus rapidement que sur une rotative offset humide, avec mouillage qui nécessite un réglage eau/encre adéquat plus long.

Ainsi le waterless, réduit la consommation de papier. La calibration (réglage) des couleurs peut être enregistrée pour accélérer les réimpressions futures d’un même document.

Pas d’eau, pas de pollution : L’impression traditionnelle nécessite l’utilisation d’un système d’amortissement pour supporter l’encre sur les plaques. L’impression sans eau utilise une plaque hybride qui prend en charge l’encre sans l’utilisation d’un amortisseur. Cela élimine le besoin d’additifs chimiques et de solutions de mouillage, éliminant l’utilisation de milliers de litres d’eau qui seraient utilisés par une seule presse traditionnelle.

Qualité phénoménale : avec un gain de points minimal, l’impression sans eau assure une trame d’impression plus fine, proche de l’impression heatset. Combiné à un meilleur contrôle du registre et à une gamme de couleurs plus large, le résultat est des impressions plus nettes avec plus de profondeur et une meilleure cohérence des couleurs.

Réduction des émissions de CO2 : Les impressions waterless sont réputées pour atteindre le statut de neutralité carbone. Un différentiel considérable versus l’impression avec sécheur sur rotative offset.

Nettoyage sans chimie : L-Imprimerie a mis en œuvre une méthode de nettoyage des blanchets qui élimine les produits chimiques excessives typiquement utilisés couramment dans les imprimeries traditionnelles.

Economie de l’eau : Par rapport à une rotative traditionnelle de même taille, l’imprimerie élimine l’utilisation de 500 000 litres d’eau par an.

Ou impriment les élus écologistes ?

Les récentes élections ont porté au pouvoir des maires écologistes, certains étaient déjà en place, d’autres sont arrivés avec de grandes ambitions pour la planète.

Faire le point sur l’état à leur arrivée et dans 1 an ou 2 permettra de se faire une idée sur leur engagement. La volonté de conserver un magazine digne des plus belles publications en kiosque ne résistera peut-être pas au besoin de changer de comportement pour réduire le réchauffement climatique.

Paris – Mairie du 12e

  • Impression en rotative avec sécheur sur papier couché non recyclé à 100 km de Paris.

Annecy

  • Impression en feuille à 200 km en Rhône-Alpes.

Besançon

  • Impression en rotative avec sécheur sur papier couché non recyclé à 250 km.

Bordeaux

  • Impression en rotative avec sécheur sur papier couché recyclé. Site d’impression non révélé.

Colombes

  • Impression en en feuille sur papier couché non recyclé en région parisienne.

Marseille

  • Pas de publication, l’ancienne équipe avait fait le choix du tout digital, choix très peu éco-responsable.

Grenoble

  • Impression en rotative avec sécheur sur papier couché recyclé à 800 kilomètres !

Poitiers

  • Impression en rotative avec sécheur sur papier couché non recyclé à 45 kilomètres.

Strasbourg

  • La nouvelle équipe vient de sélectionner un prestataire en rotative avec sécheur à 500 km sur papier non recyclé.

Andrésy

  • Impression sur rotatives avec sécheur à 200 km.

Savigny sur Orge

  • Impression en feuille en région parisienne.

Arcueil

  • Impression en rotative avec sécheur à 100 km.

Nilvange

  • Pas de magazine

Schiltigheim

  • Impression en feuille en local.

Fagnières

  • Impression en feuille en local.

Quincy-Voisins

  • Impression en feuille en local.

Prades sur le lez

  • Impression en feuille en local.

Villeneuve les Béziers

  • Impression en feuille en local.

Coublevie

  • Impression en feuille en local.

Saint-Martin d’Uriage

  • Impression en feuille en local.

Arrêtez de demander la mise sous film plastique dans vos appels d’offre.

De grâce, que les élus, notamment ceux qui se revendiquent de l’écologie ou préoccupés par l’environnement et le réchauffement climatique ne soient pas les derniers à utiliser des films plastiques pour emballer le magazine de leur ville, communauté d’agglomération, département ou région.

La loi prévoit la suppression progressive puis l’interdiction totale de l’usage des films plastiques au plus tard fin 2022 soit dans 24 mois, pourquoi attendre le dernier moment ?

Thierry DOLL

Hidalgo, Doucet, Rolland… 40 élus locaux demandent un accompagnement de l’Europe dans la transition écologique

Quarante maires et présidents d’intercommunalité plaident pour que « les plans de relance européens et nationaux actent sans attendre des investissements ciblés pour les projets de transition portés par les territoires, et soutiennent leur fonctionnement ». 

Voici leur tribune. « Cinq ans après la signature à Paris de l’accord mondial sur le climat lors de la COP21, les scientifiques continuent unanimement d’alerter sur l’urgence d’agir pour enrayer la crise climatique. Aujourd’hui, ses impacts se font sentir partout, alors même que nos territoires sont touchés par une crise sanitaire, économique et sociale sans précédent.

L’Europe doit être à nos côtés dans cette bataille

Conscients de ces menaces et de notre responsabilité, nous, élus locaux, nous engageons à mener dans nos territoires une transition écologique ambitieuse et socialement juste, qui accompagnera chaque citoyen et rendra nos territoires plus résilients face aux chocs. Cette transition doit être porteuse d’emplois stables et doit être synonyme d’une meilleure santé et de bien-être au quotidien.

En tant qu’élus locaux, nous savons où investir au plus près des citoyens pour traduire en actions concrètes les mesures de transition. Mais nous ne pouvons pas y arriver seuls. L’Europe doit être à nos côtés dans cette bataille. Elle doit soutenir et accompagner nos actions dans les territoires. Les centaines de milliards d’euros du plan de relance européen doivent être une opportunité d’accélérer la transition écologique, de financer le Green Deal européen et de relever l’ambition climatique de notre continent.

Les dirigeants européens doivent adopter au plus vite un objectif climatique à la hauteur de la crise climatique

La première étape est de fixer le cap de la transition et de la relance. Les dirigeants européens doivent adopter au plus vite un objectif climatique à la hauteur de la crise climatique. Début septembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’était prononcée en faveur d’une réduction d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. Le 7 octobre, le Parlement européen est allé plus loin en adoptant un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 60% d’ici à 2030 dans la loi climat européenne. Cet objectif est atteignable et souhaitable. Nous appelons le président de la République, Emmanuel Macron, à porter sans relâche cette ambition pour les citoyens et la planète lors du sommet européen des 15 et 16 octobre. Plus qu’un chiffre, cet objectif est une boussole pour transformer le quotidien en Europe, en France et dans nos territoires.

Ensuite, les plans annoncés pour relancer notre économie devront être utilisés de manière cohérente afin de concrétiser cette ambition. Pas un euro ne doit être gaspillé dans des projets néfastes à l’environnement ou qui créeraient un risque pour les citoyens. Au contraire, les plans de relance, européen comme français, doivent se tourner vers la transition écologique et sociale et s’inscrire dans les territoires.

Nous prenons notre part de responsabilité dans la construction d’un futur plus résilient

Cet ancrage local est essentiel, mais nécessite des moyens financiers et humains aujourd’hui largement sous-dimensionnés. Nous demandons que les plans de relance européens et nationaux actent sans attendre des investissements ciblés pour les projets de transition portés par les territoires, et soutiennent leur fonctionnement. Au plus près des aspirations des citoyens, nous prenons notre part de responsabilité dans la construction d’un futur plus résilient, plus sûr et plus respectueux du climat et de l’environnement. L’Europe et le gouvernement sont-ils eux aussi prêts à faire leur part? »

Les signataires

Alain Anziani, président de Bordeaux Métropole ; Benoît Arrivé, maire de Cherbourg-en-Cotentin ; François Astorg, maire d’Annecy ; Patrick Barbier, Maire de Muttersholtz ; Jeanne Barseghian, maire de Strasbourg ; Christophe Bechu, maire d’Angers ; Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, président de Clermont Auvergne Métropole ; Michel Bisson, président du Grand Paris Sud ; Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle ; François Cuillandre, maire de Brest et président de Brest Métropole ; Jean-Marc Defrémont, maire de Savigny-Sur-Orge ; Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole ; Jean-Luc Delpeuch, président de la Communauté de communes du Clunisois ; Emmanuel Denis, maire de Tours ; Grégory Doucet, maire de Lyon ; Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole ; Jean-François Fountaine, président de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle ; Bertrand Gonin, maire d’Évreux ; Morgan Griffond, maire de Saint-Pierre-la-Palud ; Jean-Sébastien Guitton, Maire d’Orvault ; Anne Hidalgo, maire de Paris ; Pierre Hurmic, maire de Bordeaux ; Florence Jardin, présidente de la Communauté urbaine de Grand Poitiers ; Mathieu Klein, maire de Nancy ; Frédéric Leturque, maire d’Arras et président de la Communauté Urbaine d’Arras ; Emile-Roger Lombertie, maire de Limoges ; Line Magne, maire de Moissy-Cramayel ; Alain Matheron, Communauté de communes du Diois ; Michel Maya, maire de Tramayes ; Léonore Moncond’huy, maire de Poitiers ; Jean-Luc Mourenx, maire de Toulouse ; Gaël Perdriau, président de Saint-Etienne Métropole ; Jacques Pallas, maire de Saint-Georges-sur-Arnon ; Eric Piolle, maire de Grenoble ; Laurent Riche, maire de Kingersheim ; Stéphane Raffali, maire de Ris-orangis ; Arnaud Robinet, maire de Reims ; Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole ; Clément Rossignol Puech, maire de Bègles ; Catherine Vautrin, présidente de la Communauté urbaine du Grand Reims ; Pierre Verri, maire de Gières ; Anne Vignot, maire de Besançon, présidente de Grande Besançon Métropole ; Cédric Van Styvendael, de maire Villeurbanne ; Nathalie Appéré, maire de Rennes et présidente de Rennes Métropole Rennes ; Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et Président de la Métropole Rouen Normandie.

Aucun des ces signataires n’a à cette heure changé de comportement pour la communication de sa ville où de son agglomération, le changement de comportement n’est encore que dans les paroles.

Thierry DOLL

La Poste : une campagne de publicité papier serait-elle plus écologique qu’une digitale?

Arnaud Tomasi, président de Mediapost, du groupe La Poste, décrypte une étude du cabinet Quantis, commandée par l’entreprise. Cette dernière révèle qu’une campagne de publicité sur papier serait plus écologique qu’une campagne digitale dans quatre scénarios sur cinq. « Nous souhaitons des communications efficaces en termes de marketing et d’environnement », explique-t-il au JDD.

Pourquoi avoir commandé cette étude?

Cela par d’un constat : la question de l’impact environnemental n’est pas exempte de croyance. Le papier est physique, on prend donc conscience de la matière et de son coût écologique, ce n’est pas le cas du digital. L’idée s’est donc progressivement installée dans les esprits que le papier était anti-écologique. Pourtant aucune étude n’existe dans ce sens. Le deuxième but de l’étude est de proposé des solutions pour réduire l’impact écologique de campagne de pub. Nous souhaitons des communications efficaces en termes de marketing et d’environnement.

« L’étude met donc à mal un certain nombre de croyances et d’idées reçues »

Sur quoi porte l’étude?

L’étude porte sur cinq cas concrets, nous avons pris le point de vue de l’annonceur, des campagnes de pubs papier et digitales déjà existantes. Le cabinet indépendant Quantis a ensuite fait une analyse de cycle de vie de ces campagnes. Elle permet d’évaluer les impacts potentiels sur la santé humaine et sur l’environnement : de l’extraction des matières premières jusqu’au recyclage et la revalorisation de ces produits.

Quels sont les critères environnementaux?

Il y en a seize au total. Ils balaient un éventail assez large. Cela va de l’impact sur le changement climatique aux ressources en eau requise en passant par l’utilisation de minéraux, de métaux et de ressources fossiles.

Quelles sont les tendances de l’étude?

Sur les cinq scénarios, quatre arrivent à la conclusion que la solution papier à un impact environnemental moindre que la communication digitale. L’étude met donc à mal un certain nombre de croyances et d’idées reçues. Si je prends l’exemple d’une campagne de publicité pour une chaîne de restauration : distribuer des flyers en boîte aux lettres est plus favorable pour 15 indicateurs environnementaux sur 16 que de publier des contenus vidéos sur les réseaux sociaux. Nous faisons le même constat sur des campagnes d’une marque automobile. Envoyer une publicité dans les boîtes aux lettres a un impact environnemental moins élevé qu’envoyer des emails, redirigeant les utilisateurs vers un site internet hébergeant des vidéos haute définition.

« Un catalogue puissant va tourner de mains en mains, il sera durable »

Un site internet peut toucher des millions de personnes, le format papier est limité à un seul destinataire qui peut le jeter sans-même l’avoir lu, n’est-ce pas un biais de l’étude?

Certes un site internet peut obtenir des millions de vus, encore faut-il que les internautes le trouvent. Quant aux papiers jetés sans même un regard, c’est aussi une croyance, plus de 80% des catalogues sont vus et lus. Il faut bien cibler le message, le rendre attractif et pertinent. Le taux de lecture et le taux de mémorisation sont alors très élevés. Ainsi un catalogue puissant va tourner de mains en mains, il sera durable. En travaillant la performance marketing, on améliore la performance environnementale.

Quelle suite pour cette étude?

L’étude ne s’arrête pas à dire : ‘le papier est mieux’. A La Poste nous faisons les deux : du digital et du papier. L’étude doit être considéré comme un point de départ. Elle offre des éléments et des leviers pour améliorer les deux méthodologies. Elle permet de choisir le type de papier, le type d’encre mais aussi l’imprimeur. Nous équiperons tous nos commerciaux grands comptes d’outils permettant de simuler l’impact écologique des publicités de nos clients. Ils pourront ensuite proposer solutions pour le réduire.

Le JDD

Pourquoi le waterless est le summum de l’impression éco-responsable ?

Le waterless est une technique d’impression sans eau.

Ce process élimine d’une part la consommation de grandes quantités d’eau rattachée au process d’impression traditionnel et d’autre part il supprime de fait la nécessité d’éliminer l’eau de mouillage contaminée, chargée de produits chimiques.

L-Imprimerie waterless de Tremblay-en-France par exemple affiche une économie annuelle estimée de 350.000 litres d’eau par rapport à un site comparable employant la technologie traditionnelle d’impression soit 3,5 millions de litres d’eau en dix ans d’activité.

Annuellement, ce sont aussi :

  • 45.000 litres d’additifs chimiques éliminés (notamment Isopropanol)
  • 25.000 litres de détergent
  • 12.000 litres de solvant au niveau du prépresse.

Par ailleurs, le site de Tremblay-en-France fonctionne sans sécheur, réduisant sa consommation énergétique pour le séchage en cours d’impression à zéro.

Supprimez la colle (façonnage dos collé)

Les produits avec façonnage dos collé sont à proscrire en matière d’éco-conception.

Désignation : Produit papier sur lequel est apposée une colle que ce soit pour son façonnage, sa reliure, sa fermeture ou pour fixer des inserts.

Pourquoi la colle est-elle un élément perturbateur ?

Dans le processus de recyclage, les films de colle présent dans les papiers récupérés vont se fragmenter et donner naissance à de petites particules de tailles variables, plus ou moins collantes. Ces particules, appelées « stickies », ne sont que partiellement éliminées et un certain nombre d’entre elles se retrouvent dans la pâte recyclée qui alimente alors la machine à papier.

Quelles sont les conséquences pour le recyclage du papier ?

Les agglomérats formés sont responsables de divers troubles conduisant à l’arrêt des machines. Par ailleurs, les « stickies » contenus dans la pâte peuvent être responsables d’une altération de la qualité du papier produit (apparition de points noirs sur la feuille et de trous dus à l’arrachage de certaines de ces particules dans la machine).

PENSEZ À LA FIN DE VIE DÈS LA CONCEPTION !

Évitez les éléments perturbateurs identifiés par le barème éco-différencié afin de ne pas nuire à la recyclabilité de votre produit.

La vallée de la Roya, nouvelle victime

Le réchauffement climatique de plus en plus violent à cette fois frappé la vallée de la Roya.

Après un été caniculaire et l’avertissement de la semaine dernière dans le Sud-Est, le climat continue à nous rappeler qu’il faut changer de comportement.

En matière de communication, les coupables sont les élus qui impriment à plus de 500 kilomètres de leur ville/agglomération/département. Ceux qui persistent à imprimer des magazines à leur gloire sur des rotatives avec sécheur et parfois un papier de grammage élevé et tous ceux qui refusent d’abandonner le papier couché parce que rien n’est trop beau pour eux.

Pour ceux-là le réchauffement climatique est secondaire.

Est-ce qu’il faudra attendre de les voir dans les rues dévastées de leur ville pour espérer un changement de comportement ?

Il ne suffit pas de piétonniser des rues au risque de créer des bouchons 24h/24 parce que les transports en commun ne sont pas au niveau. Il ne suffit pas d’organiser un marché bio ou d’acheter des voitures électriques, et ce n’est certainement pas en s’engageant contre les sapins de noël ou en faisant le choix d’une communication numérique en lieu et place du papier que vous y arriverez.

Il faut faire les bons choix, pas des choix politiques, des choix intelligents.

Commencez par adapter votre communication.

Thierry Doll

Impression avec ou sans sécheur ?

Le principe de l’impression est de déposer une fine couche d’encre sur le papier. Cette couche d’encre doit avoir une bonne cohésion et une bonne adhésion au support. On peut considérer deux types de séchages : le séchage physique et le séchage thermique.

OFFSET HUMIDE / OFFSET SANS EAU

Impression heatset et coldset font appelle à l’offset humide. Le waterless est une technique « sans eau » de mouillage.

L’offset par voie humide est fondée sur l’antagonisme entre l’eau et la graisse qui sont non miscibles. La plaque offset possède une base servant de support à deux couches superposées : une couche hydrophile, généralement un sel, surmontée d’une couche photosensible lipophile, généralement en cuivre ou en polymère.

La plaque offset est gravée ou insolée au laser par le procédé computer-to-plate qui retire une partie de la couche photosensible afin de former la zone imprimante avec la couche photosensible lipophile restante et la zone non-imprimante avec la couche hydrophile en dessous.

La plaque offset est ensuite calée sur le cylindre porte-plaque de la presse offset, dans laquelle elle va être successivement humidifiée par une solution de mouillage, puis encrée avec de l’encre grasse : la couche hydrophile (donc lipophobe) accepte l’eau et repousse l’encre grasse tandis que la couche lipophile (donc hydrophobe) accepte l’encre grasse et repousse l’eau.

IMPRESSION HEATSET : Impression avec sécheur (séchage thermique).

Cette technologie, la plus répandue actuellement combine à la fois le séchage de l’encre par infiltration et le séchage par évaporation. Une partie du véhicule de l’encre est absorbée par le support (10 % à 20 %) et l’autre partie évaporée dans des fours chauffés entre 100 °C et 200 °C. Les fours sont alimentés par gaz (butanepropaneGPL, etc.) ou fioul. Les produits évaporés (C.O.V.) doivent alors être récupérés pour ne pas être rejetés dans l’atmosphère.

IMPRESSION COLDSET : Impression sans sécheur avec eau de mouillage.

Le « séchage » de l’encre est physique.  En réalité l’encre ne sèche pas à proprement parler, elle perd de sa fluidité. Le véhicule de l’encre va pénétrer par capillarité dans le support. Les pigments, eux, restent en surface. Ce séchage à froid (coldset) est principalement utilisé sur les presses rotatives de presse (papier journal et offset). Ce procédé présente l’avantage de ne pas consommer d’énergie pour le séchage. Grâce à la prise de conscience du réchauffement climatique, ce procédé ancien retrouve ses lettres de noblesse parce qu’il est un choix éco-responsable.

IMPRESSION WATERLESS : Impression sans sécheur et sans eau

Comme son nom l’indique, ce procédé n’a pas besoin de solution de mouillage. Cela permet un démarrage plus rapide et donc moins de gâche de papier. L’apport d’eau sur le papier étant supprimé, les variations dimensionnelles de ce dernier sont quasi nulles.

L’encrage est stable durant l’impression et le contraste est amélioré.

L’élargissement du point de trame est réduit par rapport à l’offset conventionnel. Cela permet la reproduction d’une trame plus fine.

Ce procédé d’impression améliore les bilans environnementaux et graphiques de l’impression coldset. Il est aujourd’hui la milleure solution d’impression pour ceux qu’il veulent s’engager contre le réchauffement climatique.

Thierry Doll

Ou impriment les élus départementaux ?

Quasiment chacun de nos départements possède une publication le plus souvent mensuelle ou trimestrielle. A l’exception d’un seul département courageux et responsable qui a fait le choix de l’impression sans-sécheur en production locale (Lot et Garonne), ces titres sont tous édités sous la forme bien traditionnelle d’un magazine imprimé en heatset (avec sécheur) sur du papier couché, blanchi, importé, consommateur d’énergie, et rarement recyclé avec assez souvent un façonnage en dos collé. Il est temps de changer de comportement, d’entamer dans nos départements une réelle réflexion sur le thème de l’éco-conception.

L’éco-conception consiste à rechercher les solutions les moins impactantes pour l’environnement.

 Les quatre principaux angles de l’étude d’impact sont :

  • La technologie d’impression (avec sécheur / sans sécheur),
  • Le type de papier (couché/non couché), son grammage et sa blancheur,
  • La distance (papeterie/imprimerie/zone de diffusion).
  • La finition : rogne/colle/vernis/films plastiques.

J’ai dit un peu plus haut que le seul département éco-responsable est le Lot-et-Garonne qui imprime en technologie sans-sécheur, sur du papier non couché et localement.

Le pire des départements français est le Var qui imprime à plus de 1000 kilomètres de distance, puis viennent le Gard, les Pyrénées Orientales et le Tarn-et-Garonne à 900 kilomètres.

En moyenne, nos élus départementaux impriment à 315 kilomètres de chez eux. Dans un pays comme la France qui compte encore des milliers d’imprimeries, il y a mieux à faire pour la planète au cas où cela les concerne réellement. Pour fixer une base de débat, je pense pouvoir dire qu’au-delà de 400 kilomètres ce n’est pas un comportement éco-responsable. Il existe des solutions à moins de 400 kilomètres de n’importe lequel des hôtels du département.

Nous avons des élus responsables aussi qui impriment à moins de 100 kilomètres de distance. Ils y arrivent bien. Les autres ne trouvent pas localement parce que le cahier des charges n’a pas fait l’objet d’une remise à plat motivée.

Où impriment nos élus départementaux ?

Conseil DépartementalVille Hôtel DépartementVille imprimerieDistance (km)
Conseil Départemental du VarTOULONLaval1000
CONSEIL DEPARTEMENTAL DU GARDNIMES CEDEXLaval900
Conseil Départemental des Pyrénées OrientalesPERPIGNAN CEDEXLaval900
CONSEIL DEPARTEMENTAL DU TARN ET GARONNEMONTAUBAN CEDEXRuitz900
CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L’ARDECHEPRIVAS CEDEXLaval800
CONSEIL DEPARTEMENTAL de la DrômeVALENCE CEDEX 9Ruitz800
Conseil Départemental des Bouches du RhôneMARSEILLE CEDEX 20Lieusaint780
CONSEIL DEPARTEMENTAL DU BAS RHINSTRASBOURG CEDEXLaval780
Conseil Départemental des Pyrénées AtlantiquesPAU CEDEXMalesherbes750
Conseil Départemental de la SavoieCHAMBERY CEDEXRaillencourt750
Conseil Départemental du TarnALBI CEDEXLaval700
Conseil Départemental du VaucluseAVIGNON CEDEXLieusaint700
CONSEIL DEPARTEMENTAL de la Haute GaronneTOULOUSE CEDEX 9Laval650
Conseil Départemental des LandesMONT DE MARSAN CEDEXLaval650
CONSEIL DEPARTEMENTAL DES ARDENNESCHARLEVILLE-MEZIERES CEDEXSaint-Léonard630
Conseil Départemental de la LoireSAINT ETIENNE CEDEXLaval630
Conseil Départemental de l’AllierMOULINS CEDEXRuitz600
CONSEIL DEPARTEMENTAL de la Côte d’OrDIJON CEDEXLaval600
CONSEIL DEPARTEMENTAL DE LA SAONE ET LOIREMACON CEDEXLaval600
Conseil Départemental du Puy de DômeCLERMONT FERRAND CEDEXGauchy550
CONSEIL DEPARTEMENTAL DE SEINE SAINT DENISBOBIGNY CEDEXVénissieux530
CONSEIL DEPARTEMENTAL de la Haute SavoieANNECY CEDEXMalesherbes510
CONSEIL DEPARTEMENTAL DE LA GIRONDEBORDEAUX CEDEXLaval500
CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L’ISEREGRENOBLE CEDEX 1TouL500
Conseil Départemental du Haut RhinCOLMAR CEDEXMalesherbes500
Conseil Départemental des VosgesEPINAL CEDEXRuitz500
Conseil Départemental de la MarneCHALONS EN CHAMPAGNE CEDEXLaval470
CONSEIL DEPARTEMENTAL de la DordognePERIGUEUX CEDEXLaval450
Conseil Départemental des YvelinesVERSAILLES CEDEXSaint-Léonard410
Conseil Départemental de l’YonneAUXERRE CEDEXRuitz400
CONSEIL DEPARTEMENTAL de la CharenteANGOULEME CEDEXLaval360
Conseil Départemental du DoubsBESANCON CEDEXMalesherbes350
Conseil Départemental de l’IndreCHATEAUROUXCompiègne350
Conseil Départemental de l’AubeTROYES CEDEXTours340
Conseil Départemental de la MeuseBAR LE DUC CEDEXRuitz340
Conseil Départemental des Hautes AlpesGAPReyrieux300
Conseil Départemental du CantalAURILLAC CEDEXVénissieux300
Conseil Départemental de l’Eure et LoireCHARTRES CEDEXRuitz300
Conseil Départemental du FinistéreQUIMPER CEDEXLaval300
CONSEIL DEPARTEMENTAL de la Haute LoireLE PUY EN VELAY CEDEXSaint Yrieix la perche300
CONSEIL DEPARTEMENTAL de Seine et MarneMELUN CEDEXLaval300
Conseil Départemental du Val d’OiseCERGY PONTOISE CEDEXLaval300
Conseil Départemental de l’AriégeFOIX CEDEXMontpellier270
Conseil Départemental de l’EssonneEVRY CEDEXLaval270
Conseil Départemental de la LozéreMENDE CEDEXVénissieux250
CONSEIL DEPARTEMENTAL de la Charente MaritimeLA ROCHELLE CEDEX 9Tours240
CONSEIL DEPARTEMENTAL DE LA SEINE MARITIMEROUEN CEDEXRaillencourt200
Conseil Départemental de la VendéeLA ROCHE SUR YON CEDEXLaval200
Conseil Départemental des Côtes d’ArmorSAINT BRIEUX CEDEX 01Laval190
Conseil Départemental de la Haute SaôneVESOUL CEDEXToul180
Conseil Départemental du CherBOURGES CEDEXMalesherbes170
Conseil Départemental des Deux SévresNIORT CEDEXTours170
Conseil Départemental des Alpes de Haute ProvenceDIGNE LES BAINS CEDEXVilleneuve-Loubet160
Conseil Départemental du CalvadosCAEN CEDEXLaval150
Conseil Départemental d’Indre et LoireTOURS CEDEX 9Laval150
Conseil Départemental du LotCAHORS CEDEXSaint Yrieix la perche150
Conseil Départemental de l’OiseBEAUVAIS CEDEXBois le roi150
Conseil Départemental de la ViennePOITIERS CEDEXSaint-Léonard150
Conseil Départemental de l’AisneLAON CEDEXLens140
Conseil Départemental de la Loire AtlantiqueNANTES CEDEX 1Laval140
Conseil Départemental de la MancheSAINT LO CEDEXLaval140
Conseil Départemental du JuraLONS LE SAUNIER CEDEXAutechaux130
Conseil Départemental du Loir et CherBLOIS CEDEXMalesherbes130
Conseil Départemental du MorbihanVANNES CEDEXRennes120
CONSEIL DEPARTEMENTAL de la CreuseGUERET CEDEX 9Saint Yrieix la perche110
Conseil Départemental des Hauts de SeineNANTERRE CEDEXMalesherbes100
CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L’ILLE ET VILAINERENNES CEDEXLaval90
Conseil Départemental du Maine et LoireANGERS CEDEX 01Laval90
CONSEIL DEPARTEMENTAL DE LA SARTHELE MANS CEDEX 9Laval90
Conseil Départemental de la SommeAMIENS CEDEXRaillencourt90
Conseil Départemental des Alpes MaritimesNICE CEDEX 3Le Muy80
MAIRIE DE PARISPARIS CEDEX 04Malesherbes80
Conseil Départemental du LoiretORLEANS CEDEXMalesherbes70
Conseil Départemental de la MoselleMETZ CEDEX 1TouL70
CONSEIL DEPARTEMENTAL DU NORDLILLE CEDEXRaillencourt60
Conseil Départemental de l’OrneALENCON CEDEXSaint Germain de la coudre60
Conseil Départemental de la Meurthe et MoselleNANCY CEDEXToul40
CONSEIL DEPARTEMENTAL DU PAS DE CALAISARRAS CEDEXRaillencourt40
Conseil Départemental de l’EureEVREUX CEDEXPacy sur eure20
CONSEIL DEPARTEMENTAL DU VAL DE MARNECRETEIL CEDEXGentilly10
Conseil Départemental de l’AinBOURG EN BRESSE CEDEXDEP0
Conseil Départemental de l’AudeNARBONNE CEDEXNarbonne0
Conseil Départemental de l’AveyronRODEZ CEDEXRodez0
CONSEIL DEPARTEMENTAL de la Corse du SudAJACCIO CEDEXCorse0
CONSEIL DEPARTEMENTAL de la Haute CorseBASTIA CEDEX 9Bastia0
Conseil Départemental du Lot et GaronneAGEN CEDEX 09Agen0
CONSEIL DEPARTEMENTAL DE LA HAUTE MARNECHAUMONT CEDEXChaumont0
Conseil Départemental de la MayenneLAVALLaval0
Conseil Départemental de la Haute VienneLIMOGES CEDEXLimoges0
Conseil Départemental du Territoire de BelfortBELFORT CEDEXBelfort0
Conseil Départemental des Hautes PyrénéesTARBES NS
CONSEIL DEPARTEMENTAL de la CorrèzeTULLE CEDEXPas de localisation?
Conseil Départemental de l’HeraultMONTPELLIER CEDEX 04Pas de localisation?
Conseil Départemental du GersAUCH CEDEX 9NS?
Conseil Départemental du RhôneLYON CEDEXNS?

Dans peu de temps, vous lirez mon analyse sur les publications de mairies, agglomérations et communautés de communes. La aussi, les actes ne sont pas toujours en cohérence avec les paroles.

Thierry Doll

Tabloïd éco-responsable

Je vous présente une nouvelle réalisation pour un candidat qui a choisi la voie de l’éco-responsabilité et ses avantages comme de boucler la mise en page de son journal à 16 h et de récupérer le tirage à 19h pour attaquer la distribution dès le lendemain.

8 pages format tabloïd en 280 x 390 mm, livré replié au format 280 x 195 mm sur du 60g 100 % recyclé.

Impression sans sécheur, sans émission de gaz à effet de serre, et sans chimie.

Un exemple à suivre plutôt que d’imprimer sur du beau papier couché…

Thierry Doll

Candidat éco-responsable

C’est à Luzarches en région parisienne, c’est un candidat éco-responsable, il s’appelle Michel Mansoux.

Il a pris le risque d’imprimer sur des rotatives sans sécheur et avec un papier vraiment recyclé, un papier qui montre bien qu’il est recyclé parce qu’il n’est pas beau, brillant, blanc.

C’est ça le changement de comportement pour réduire le changement climatique.

Il ne suffit pas de remplir des pages de promesses électorales, il faut commencer soit même par changer de comportement.

ThD

Papier recyclable… ridicule

Avis aux candidats pour les municipales 2020.

Ne vous couvrez pas de ridicule en imprimant « papier recyclable » sur vos documents de campagne.

Le papier est « recyclable » si celui à qui vous le donnez fait le choix après lecture de le déposer dans le bac jaune dont le contenu est destiné au recyclage.

S’il s’en sert pour allumer sa cheminée, c’est foutu.

Tous les papiers sont recyclables sauf si vous y apposez un pelliculage ou une couche de colle.

Faites l’effort d’utiliser un papier recyclé et mieux encore d’imprimer sur des rotatives sans sécheur.

ps : Cet avis est valable aussi pour les élus et leurs communicants qui impriment fièrement cette mention ridicule « papier recyclable » dans l’ours de leur magazine. Faites un effort au risque que l’on pense que vous ne dites pas toujours la vérité.

La région Bourgogne-Franche-Comté s’engage … pas

En effet dans son appel d’offre pour un nouveau magazine à partir de 2020, « la région a mis en place une politique environnementale ambitieuse. C’est pourquoi, elle sera particulièrement vigilante sur les matières utilisées pour l’impression de ces (ses) magazines ».

La réalité de l’appel d’offre est tout autre, hélas :

  • L’impression reste sur du papier couché donc en impression avec sécheur, procédé d’impression réputé moins respectueux de l’environnement que le procédé sans sécheur qui il est vrai sera moins valorisant pour les élus,
  • Il est demandé un papier 90g ou 70g. Ce sont des grammages trop élevés,
  • On touche le fond lorsqu’il est précisé que le papier doit être, « le plus blanc possible, non transparent ». La politique environnementale ambitieuse de la région disparait avec la couche d’ozone dans cette énantiosémie (cherchez bien !),
  • Enfin, il est expressément demandé un façonnage « dos collé » pour achever de réduire à néant les engagements environnementaux de la région.

Winter is coming..

ThD

Ridicule

Novembre 2019 : L’Ile-Saint-Denis vient de publier son appel d’offre pour l’impression de son mensuel.

Il est demandé aux prestataires de chiffrer avec un papier 115g couché recyclé (heureusement), et précisé « Le papier doit présenter une bonne / belleblancheur pour que la quadrichromie soit au mieux mise en valeur ».

Le pire est que le numéro de novembre 2019 est consacré au dérèglement climatique. Dans ces colonnes on y trouve 4 pages des actions de l’agglomération (Plaine Commune) pour améliorer le cadre de vie des habitants : Un plan climat qui annonce la couleur, la trame verte, les mesures contre les voitures et des efforts pour améliorer l’isolation des bâtiments.

Le tout couché dans un magazine imprimé à 600 kilomètres de l’Ile Saint-Denis sur du papier 115g alors qu’il existe une imprimerie sans sécheur à 6 kilomètres.

Il faut en conclure, que « imaginer des mesures suffit à faire le job ».

ThD

Le signal … de quoi ?

L’immeuble Le Signal à Soulac-sur-Mer est devenu, après un long feuilleton judiciaire pour ses résidents, le symbole de l’érosion marine sur le littoral nord-médocain qui connaît des phénomènes d’érosion parmi les plus intenses des côtes française.

En 2013 et 2014, le trait de côte a reculé de 37 mètres par rapport au Signal lors des tempêtes de l’hiver…

Vidé de ses habitants, Le Signal doit être détruit car il menace de s’effondrer. Des travaux de désamiantage se sont déroulés du 25 février au 21 juin. Ils ont permis le retrait de 50 tonnes de matériaux amiantés et le curage du bâtiment pour ne laisser en place que les structures porteuses.

Le recul du trait de côte est spectaculaire à l’Amélie-plage, entre 1888 et 1980, soit un rythme de moins 3,3 mètres par an en moyenne…
Les tendances récentes depuis 2103 montrent des reculs compris entre moins 6 mètres et 8 mètres par an en moyenne avec des pics à 10 mètres sur la plage des Naïades à Soulac-sur-Mer !

Chacun doit dans son domaine changer ses comportements. Nos élus nous imposent de ne plus rouler en voiture mais continuent à se faire financer par l’argent de leurs électeurs un magazine sur papier brillant persuadés que de se coucher sur du papier leur fera gagner des voix.

Les plus ignorants prônent l’abandon du papier pour la communication digitale aux conséquences encore plus désastreuses pour l’avenir de notre planète et en profitent quand même pour éditer un seul magazine de temps en temps mais encore plus luxueux. « Comme il paraît moins souvent, il faut que ce soit très beau » me dit le benêt du service communication.

Avec ça, le réchauffement climatique n’est pas près de ralentir.

« Pourquoi ce serait à moi de faire un effort ? Je n’habite pas à Soulac-sur-Mer !».

ThD

186 communes classées en état de catastrophe naturelle

Un total de 186 communes de six départements du sud de la France frappées par les violentes intempéries des 22 et 23 octobre ont été reconnues en état de catastrophe naturelle, selon un arrêté publié jeudi au Journal officiel.

Près d’une centaine de ces communes (97) se trouvent dans l’Hérault et une quarantaine dans l’Aude. Les autres se situent dans les Bouches-du-Rhône (23), les Pyrénées-Orientales (5), le Var (20) et le Vaucluse (1).

Cette reconnaissance permettra de déclencher des indemnisations exceptionnelles pour les victimes de ces intempéries, qui ont engendré inondations et coulées de boue.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait souhaité le 24 octobre « que la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les communes concernées soit accélérée ».

Le ministre avait alors fait état de trois décès liés à cet épisode de violentes pluies, dont une femme retrouvée inanimée dans des vignes dans l’Hérault après être sortie de chez elle. Concernant les deux autres décès, recensés dans le Gard et des Pyrénées-Orientales, les préfectures locales avaient toutefois indiqué à l’AFP que le lien avec les intempéries n’était pas établi.

Ces intempéries, qui ont « impacté simultanément jusqu’à huit départements », avaient donné lieu à 1.773 interventions de secours et mobilisé plus de 2.000 sapeurs-pompiers et forces de la Sécurité civile, avait indiqué le ministre.

De nombreuses voies de chemin de fer ont également été endommagées. La SNCF a notamment été contrainte d’interrompre le trafic des trains entre Montpellier et Toulouse et Montpellier et l’Espagne, au moins jusqu’à la fin des vacances de la Toussaint le 4 novembre.

Les élus de ces communes, des agglomérations et des départements concernés vont-ils changer leur comportement en matière de communication en optant pour l’impression sans sécheur ?

Thierry Doll

Eco-responsable ou pas ?

La nouvelle édition du guide de la communication imprimée à destination des communicants des collectivités locales est parue.

Vous y trouverez les conseils pour changer votre comportement afin de vous inscrire avec ceux qui s’engagent contre le réchauffement climatique.

Il est plus que temps de réagir, vous ne pouvez plus communiquer comme avant sans aucune corrélation avec vos engagements et discours contre le réchauffement climatique.

Les mauvais élèves qui persistent à imprimer avec sécheur, en utilisant du dos collé et un imprimeur à 400 kilomètres pourront s’enorgueillir de participer au réchauffement de la planète devant leurs électeurs.

Thierry DOLL

Pour recevoir le guide, écrivez-moi : thierrydoll@ecoattitude2com.com